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Saison 2 | Épisode 2

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L'avis du Professeur : Contestations électorales

Avant d’entamer cette chronique, je tiens à signaler une erreur dans le dernier Pingouinformation. Mes propos ont été tout à fait mal interprété, voir même déformés, car contrairement à ce qui a été reporté par le journaliste, je ne félicite en rien la stratégie électorale de Big Penguin ! Bien au contraire !

Je suis certes d’accord avec le fait qu’il est primordial de préparer sa campagne électorale et d’élaborer une stratégie en amont. Mais en aucun cas, cette dernière devrait prévoir le recours à la force pour se maintenir au pouvoir ! Convaincre les électeurs doit se faire avant tout par une argumentation sans failles et des objectifs politiques pertinents. Les techniques de communications constituent elles aussi un enjeu important d’une campagne.  Je reviendrai sur ce sujet dans ma prochaine publication.

La stratégie de Big Penguin exposée la semaine passée repose sur la fraude, le mensonge, la démagogie et, enfin, la violence. Je désapprouve fondamentalement ces plans !

Résister au résultat d’une élection est une action très grave en démocratie, car rester au pouvoir à l’encontre d’un vote est bel et bien un coup d’État ! La situation actuelle aux États-Unis est donc sérieuse et la résistance du président sortant de reconnaître sa défaite doit interroger.

Contrairement à ce qui a été reporté par le journaliste, je ne félicite en rien la stratégie électorale de Big Penguin !

Suite à l’annonce de la victoire de Joe Biden, selon la tradition, le président sortant aurait dû reconnaître son successeur en l’invitant à la maison blanche. Cet acte aurait permis un enchaînement d’événements déclenchant le processus de passation de pouvoir.

En effet, le nouveau président entrera en fonction le 20 janvier 2021 où il prêtera serment et effectuera son discours d’investiture. Durant les trois mois qui doivent encore s’écouler d’ici-là, la transition progressive de l’administration doit permettre une facilitation de la passation de pouvoir.

Cependant, ce processus se trouve aujourd’hui bloqué, qui plus est, Donald Trump réorganise son administration en plaçant des personnes qui lui sont fidèles. Il a notamment limogé son secrétaire à la Défense. En outre, l’attitude du président incite ses partisans à rester hostiles.

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À l’heure actuelle, le président sortant conteste les résultats sur plusieurs fronts. Le premier recours consiste à recompter les bulletins dans les Etats où le résultat est serré. Pour en saisir l’enjeu très important qui reflète la polarisation du paysage politique américain, il faut comprendre le système électoral en question.

En raison du système électoral propre au fédéralisme américain, l’enjeu du décompte des votes n’est donc pas du tout le même que dans un Etat unitaire comme la France. Pour ce qui est des autres voies de recours invoquées par le président sortant, à savoir les accusations de fraude menées par le président sortant, sans preuve, elles ne disposent d’aucune chance d’aboutir.

Enfin, en ce qui concerne l’implication de la Cour Suprême, cette dernière n’interviendra qu’en dernier ressort, une fois les voies au niveau des Etats fédérés épuisées. Mais pour des questions d’intégrité et de crédibilité, elle n’aurait aucun intérêt à se mêler à cette affaire.

Les juges de la Cour Suprême sont nommés à vie par les présidents américains, qui choisissent généralement des personnalités reflétant leurs orientations politiques. Durant le dernier mandat présidentiel, deux juges avaient pu être nommés, entraînant une majorité républicaine à la Cour, favorable au camp politique de Trump. Néanmoins, malgré les influences politiques des juges, la Cour Suprême est une institution juridique qui doit être indépendante et remplit notamment une fonction de contrôle du Président et du Congrès. Comme dernier rempart de la démocratie, cette institution doit prévenir contre l’arbitraire et éviter qu’un Pingouin tel que Big Penguin s’accapare tous les pouvoirs.

S’immiscer dans ce conflit de nature électorale, risquerait de lui faire perdre toute crédibilité. Face à des candidats enclins à exercer un autoritarisme au détriment de la volonté des citoyens, il faut pouvoir faire confiance aux institutions et garanties mises en place dans nos constitutions.

Lors de mon prochain article, je me pencherai sur les techniques de communication, très à la mode, de Big Penguin.

2 réflexions sur “L’avis du Professeur : contestations électorales américaines”

  1. Professeur Poulpi

    Merci Dominique pour votre commentaire ! Les mots et les idées sont des vecteurs de mobilisation très puissant lorsqu’ils sont bien utilisés. C’est pour ces mêmes raisons que je m’inquiète de la campagne politique de Big Penguin. Il cherche à jouer sur les humeurs de son électorat et n’hésite pas à attaquer son opposition pour l’affaiblir, selon la tactique “diviser pour mieux régner”.

  2. Avatar

    Article passionnant et surtout tellement clair. Ce n’est pas facile de s’y retrouver avec le système américain, et surtout cette inquiétude fondée du refus de Donald Trump. Joe Biden aura fort à faire pour reconstruire une unité dans ce pays divisé. C’est terrible ces dirigeants qui utilisent et manipulent l’opinion par la haine et le rejet. Je suis toujours aussi effarée de voir qu’un peuple se laisse manipuler parfois jusqu’au génocide de leurs voisins et anciens amis à cause de politiciens qui utilisent les divisions pour obtenir des voix.

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